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Le Rotary club Bruxelles a décidé, à l’initiative
de sa commission Jeunesse, de mettre sur pied un plan destiné à attirer
l’attention de tous, principalement des responsables publics,
sur le danger social important que représente le décrochage
scolaire en Région bruxelloise. Le décrochage scolaire revêt des réalités
de terrain diverses et éminemment subjectives. Il s’agit
d’un phénomène complexe pouvant avoir de
graves conséquences, aussi bien pour les jeunes décrocheurs
que pour la société dans son ensemble.
Une ‘maladie sociale honteuse’ ? Dès
février 2006, la commission Jeunesse du Rotary club
Bruxelles a établi un premier état des lieux aboutissant à un
constat inquiétant : le problème existe mais il
est préventivement et curativement peu traité en
Région de Bruxelles-Capitale. Police, associations commerçantes
et associations d’aide aux familles traitent les conséquences
du décrochage scolaire, mais rien de construit n’est
envisagé pour palier les causes ou prévenir les
dérapages. Le phénomène – nié par
les écoles pour des raisons de notoriété – est
considéré comme ‘une maladie sociale honteuse’.
Il faut donc punir et ‘remettre sur le droit chemin’ les
adolescents déviants… Sur base de ces premières considérations, le club
a décidé d’entreprendre une action concrète
: ‘lancer la problématique’ dans le débat
public en initiant un plan de réflexion, de motivation
et d’approches multiples, ceci sur trois ans. Objectifs
principaux : permettre aux écoles dans leur ensemble de
débattre de ce fléau social qu’est le décrochage
scolaire et de le combattre ; faire prendre conscience aux décideurs
politiques de l’étendue du problème et des
mesures à prendre pour enrayer le phénomène. Les axes de travail sont :
- la science : organisation d’un colloque sur le thème
(voir ci-dessous)
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le message : diffusion d’affiches et de dépliants
dans les écoles et le monde associatif
-
le public : création et mise en œuvre d’un évènement
médiatique
-
les décideurs : organisation d’un cycle de conférences
sur le sujet
-
la circulation de l’information : diffusion d’une
brochure explicative, création d’un site internet,
gestion de blogs interactifs
-
l’action de terrain : actions de lutte dans trois communes
du nord-ouest de Bruxelles.
Les partenaires choisis par le Rotary
club Bruxelles pour l’accompagner
dans ses démarches et actions sont la Fondation Gustave
Stoop, le Dispositif d’Accrochage Scolaire (DAS), l’asbl
Pour la Solidarité et le Centre Solidarité Savoir. Le plan a véritablement démarré en mars
dernier avec la tenue à Ixelles d’un colloque sur
le sujet. Le premier résultat tangible est l’édition
d’un ouvrage intitulé Décrochage scolaire,
comprendre pour agir, reprenant les actes de ce colloque. Deux
ministres-présidents et des représentants de tous
les secteurs concernés ont participé aux travaux.
Ceux-ci ont réuni pas loin de 200 spécialistes. L’absence très remarquée de directeurs d’établissements
scolaires prouve combien le décrochage scolaire est un
problème sensible et délicat à traiter.
Le chemin à parcourir est encore long.
Claude Arnold
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