Le site officiel du Rotary en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg       District 1620 District 1630 District 2170  
Rotary Belgique - Luxembourg  
Accueil | Espace grand public | Actualités | Agenda | Téléchargement | Aide  
Actualités fr | nl
 
Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Interview > À la rencontre d’un Rotarien expatrié
 
 
   
  Actualités
   
  Actualités
   
  Archives
   
  Actualités par thème
   
  Le Rotary en photos
   
  Actualités sur votre site
   
   
   
   
   
   
 

Actualités

 


À la rencontre d’un Rotarien expatrié

Patrick Verreydt faisait partie du Rotary club Esneux-Aywaille. Il y a quelques années, il a quitté la Belgique pour s’installer au Paraguay, un pays dont on parle peu et que l’on connaît mal. Là-bas, il a rejoint un Rotary club local, le Rc Colonias Unidas. Rencontre avec un Rotarien ‘exilé’.

 

Quand et pour quelle raison êtes-vous parti au Paraguay ?

C’était en novembre 2002. J’avais déjà visité quelques fois le pays depuis 1987. J’ai eu un véritable coup de cœur pour le Paraguay… Nous y avons acheté un premier terrain de 40 hectares et fait construire une maison. Puis, j’ai eu la possibilité de remettre mon affaire ici en Belgique. Je suis donc parti, avec mon épouse et une de mes deux filles.

 

Exercez-vous une activité professionnelle, là-bas ?

Élevage, promotion immobilière… Nous avons un troupeau de bovins sur nos terres… L’année dernière, je me suis lancé dans l’immobilier en faisant construire un immeuble de 22 appartements, dans la région d’Encarnacion. En 2009 devrait débuter là-bas la construction d’un nouveau barrage hydro-électrique sur le fleuve Parana (Corpus). Cela va donc faire exploser la demande de logements de qualité dans la région.

 

Où vivez-vous exactement ?

À 40 km d’Encarnacion, le long de la frontière avec l’Argentine, et à 200 km des chutes d’eau d’Iguazu au Brésil, dans un petit village qui porte un nom à consonance germanique : Hohenau. Cette région du Paraguay a en effet été colonisée par les Allemands à la fin du 19ème siècle. Pas mal de personnes, surtout les aînés, y parlent encore allemand entre elles.

 

Avez-vous encore des contacts avec votre ancien club ?

Oui, des contacts essentiellement épistolaires : je reçois chaque semaine le bulletin du club par e-mail, et je peux compter sur eux quand j’ai besoin d’aide. J’y repasse évidemment avec plaisir lors de mes (rares) séjours en Belgique.

 

Qu’est-ce qui vous a frappé lors de votre arrivée au Paraguay ?

Avant tout, l’espace. Le pays est grand comme treize fois la Belgique, pour environ six millions d’habitants. La nature, la lumière, l’aspect méridional…Le côté ‘pionnier’ aussi : il y a tant à construire ! Quelles possibilités d’avenir ! Malheureusement, il y a tant de pauvreté également…

 

Quelles différences avez-vous notées entre le Rotary au Paraguay et le Rotary en Belgique ?

On y est plus nationaliste. On ne va pas jusqu’à chanter l’hymne national avant chaque réunion, mais on hisse et on descend le drapeau national en début et en fin de réunion. Mis à part ceux des grandes villes, les clubs paraguayens ont également un effectif plus modeste. Cela est sans doute dû au niveau de pauvreté qui règne dans le pays. Mon club est mixte. Nous sommes douze, dont quatre couples. Suivant ce que j’ai lu, certains clubs comptent quatre membres ! Ceci dit, certains problèmes sont du même ordre qu’en Belgique : recrutement et assiduité. Mais notre club va incorporer quatre nouveaux ‘jeunes’ membres sous peu. La relève…
Au niveau financier, il est certain que le ‘rendement’ n’est pas le même : lorsque notre club réussit à mettre sur pied une action qui rapporte 25 ou 30 EUR, il s’estime déjà heureux. Les moyens sont tellement limités… Je trouve d’ailleurs tout à fait anormal que les clubs de pays si démunis doivent cotiser à la Fondation Rotary. Pour moi, ils devraient au contraire bénéficier de ses ressources.

 

Les actions sont donc très limitées ?

Par la force des choses. Ceci dit, certains Rotariens essaient de compenser en agissant parfois à titre personnel. Ainsi, avec quelques amis, mon épouse organise chaque semaine un repas pour 60 ou 70 enfants d’un quartier pauvre. Les bénéfices de la prochaine soirée du club seront d’ailleurs versés au profit de ce ‘réfectoire’. Nous essayons aussi de répondre à certains besoins criants de la population (nourriture, santé, éducation…), dans la mesure de nos moyens, parfois avec l’aide des commerçants locaux.

 

Vous avez également collaboré avec HSF…

Oui. Après avoir fait venir, avec l’aide logistique du Rotary club Esneux-Aywaille, un container de vêtements récoltés par mon épouse, nous avons pu en faire venir un autre de matériel médical, à destination d’une fondation médicale. Ceci grâce à HSF, contacté par l’entremise de mon ancien club. Mais cela n’a pas été sans mal, notamment à cause d’une loi paraguayenne interdisant l’importation de vêtements de seconde main, et aussi du fait des difficultés rencontrées par HSF pour faire admettre que le matériel constituait bien une donation.

 

Quelles sont les conditions de vie de la population paraguayenne ?

Pour une majorité de la population, la vie n’est pas facile. Il y a peu de travail disponible. Les pauvres n’ont pratiquement accès qu’aux soins de santé de base. Les hôpitaux publics font avec les moyens du bord et les médecins doivent souvent réaliser des prouesses avec le matériel désuet dont ils disposent. Ils manquent de tout, entre autres du fait de la corruption, inhérente à bien des pays du tiers-monde… Le fossé entre les nantis et les pauvres est très large. Les Indiens, fort mal considérés, sont les plus mal lotis. Ils vivent souvent dans des conditions épouvantables. On en voit régulièrement errer sur les tas d’immondices, à la recherche de quelque nourriture.

D.C.
Propos recueillis le 02/10/2007

   
   
 
Derniers articles similaires

-
-

Toutes les actualités sur Interview

 



   
Photos



Actualités - Index
Alphabétisation
Amicales
ANAH
ARCBCD
Arts
Bourses
BRESA
Centres
Clubs en action
Conseil Central
Convention
Culture
Divers
EGE
Fondation
HSF
Interact
Internet
Interview
Jeunesse
Made in Belgium
PolioPlus
Présidents
Reconnaissances
Rotaract
Rotary de base
Rotary
RYLA
Santé
Sciences
Secours
Voyages

[Haut de la page]

 

 
Rotary International

Wilf Wilkinson, Président du Rotary International, 2007-08
Wilf Wilkinson
Président du Rotary
International
District 1620
- Fondation Rotary
- Assemblée D 1620 : un vent de fraîcheur sur l’assemblée
- Conférence de district D 1620
District 1630
- Une nouvelle structure de cotisations au service des Rotariens
- La conférence de District
- La Fondation Rotary
District 2170
- Projet Eau au Niger
Fondation Rotary

Robert S. Scott, Président 2007-2008 du Conseil d'administration de la Fondation Rotary
Robert S. Scott
Président de la
Fondation Rotary

Contactez-nous | Rechercher | Aide
Conditions d'utilisation © 1997-2008