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Rotariens un jour, Rotariens toujours !


Photo plus grande
Laurent et Sylvie lors d'un voyage au Japon
Laurent et Sylvie lors d’un voyage au Japon
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Cet adage scout détourné convient sans doute parfaitement à Sylvie Klees et à Laurent Slosse, pour qui les mouvements de jeunesse importent beaucoup. Sylvie et Laurent vivent ensemble et sont tous deux Rotariens. Lui au Rc Bruxelles (depuis 1989), elle au Rc Bruxelles-Europe (depuis 1998). L’occasion pour Rotary Contact de leur poser quelques questions. Après tout, les couples de Rotariens ne sont pas monnaie courante…

 

Pourquoi ne faites-vous pas partie du même club ?

S.K. : Parce que, au moment où j’ai rejoint le Rotary, le club de Laurent n’était pas encore mixte !
L.S. : Il l’est devenu aujourd’hui, même si c’est de manière un peu timide (trois Rotariennes pour environ 150 membres). Cette année, pour la première fois, notre chef de protocole est une femme.
S.K. : De toute manière, j’avais été contactée personnellement par le PDG 2170 Georges Richard pour rejoindre le Rc Bruxelles-Europe. De plus, Laurent et moi pensons qu’il est plus enrichissant de faire partie de deux clubs différents. Surtout dans notre cas : le Rc Bruxelles est un club qui a ses traditions, et le Rc Bruxelles-Europe n’en a pas encore ! L’année passée, Laurent était secrétaire et moi-même présidente. C’était très intéressant et utile de s’échanger des informations provenant de deux clubs aux sensibilités, aux particularités si différentes.

 

Sur quels sujets rotariens n’êtes-vous pas d’accord ?

L.S. : Entre nous, on est d’accord sur tout…
S.K. : Non, ne dis pas ça si vite ! (rires)
L.S. : Je pense que, sur les grandes lignes, nous avons la même vision. À titre d’exemple, j’ai toujours été, comme Sylvie, un chaud partisan de la mixité, dans les Rotary clubs comme ailleurs. J’ai d’ailleurs été le premier à créer une troupe mixte de scouts/guides en Belgique.
S.K. : Finalement, tu as raison, j’ai beau me creuser l’esprit, je ne trouve pas de point de désaccord majeur.

 

Et l’assiduité ?

S.K. : On constate tous deux qu’elle est mauvaise dans bon nombre de clubs, et on discute dans la même ligne de pensée pour voir comment on peut améliorer les choses.
L.S. : L’assouplissement des règles en matière d’assiduité était sans doute un mal nécessaire, une concession que le RI devait faire pour permettre à notre organisation de continuer à prospérer.
S.K. : Pour ma part, je pense que le fait de faciliter les compensations peut aussi avoir un effet pervers : on a tendance à moins assister aux réunions statutaires. Il faut donc veiller à ne pas être trop laxiste non plus.
L.S. : au niveau de mon club, je constate que la présence aux réunions n’est plus ce qu’elle était. C’est sans doute dû, au moins en partie, à l’évolution de notre société : le travail prend une place de plus en plus importante dans notre vie, on a donc moins de temps à consacrer à tout ce qui est considéré comme ‘accessoire’…
S.K. : La famille, aussi, prend de plus en plus de place…

 

Pour quelles raisons avez-vous rejoint le Rotary ?

S.K. : pour me sentir un peu utile à la société. J’apprécie le fait de pouvoir participer à des actions sur le terrain visant à aider concrètement les gens. Nous avons tous deux fait partie des scouts, nous faisions notre B.A. tous les jours. C’est un peu dans cet esprit-là que j’ai rejoint le Rotary.
L.S. : À l’époque, j’étais un jeune cadre dynamique d’une trentaine d’années. Je me suis rendu compte que je risquais de tomber dans le piège du carriérisme et de négliger l’action sociale. C’est justement à ce moment-là que l’on m’a proposé de venir au Rotary.

 

Qu’est-ce que vous préférez au Rotary ?

S.K. : Il y a quelques années, j’aurais sans doute répondu : les actions sociales. Mais depuis, je me suis rendu compte que toute action d’envergure est forcément précédée par une longue période de réflexion, de planification, d’inertie, parfois. C’est pourquoi je préfère répondre : les programmes en faveur de la jeunesse. Avec en tête cet objectif : former des gens plus compétents que nous pour le futur.
L.S. : J’apprécie l’action concrète, qu’elle soit en faveur des jeunes ou de la société en général. J’aime cette idée de mettre en route un projet. Puis, lorsque le projet tourne, le Rotary continue de le soutenir, mais n’intervient plus dans sa gestion.
Au niveau du club, j’ai participé à la mise en place de notre premier gala annuel. C’est sans doute là que j’ai donné le plus de mon temps. Par la suite, j’ai été chef de protocole et secrétaire de mon club. Le Rotary, pour moi, c’est avant tout l’engagement concret et non se contenter d’ouvrir son portefeuille.

 

En quoi le Rotary a-t-il changé votre vie ?

L.S. : Il m’a permis d’élargir mes horizons, de sortir de ma ‘coquille professionnelle’, de rencontrer des gens que je n’aurais jamais rencontrés et de tisser des liens d’amitié. Tous les membres du club ne sont pas devenus de proches amis, il n’empêche que je les respecte et que nous travaillons ensemble pour mettre sur pied des projets.
S.K. : Je travaille dans le secteur paramédical, qui est un monde plutôt cloisonné. Le Rotary m’a permis de comprendre dans quelle mesure les gens raisonnent en fonction de leur profession. Il a ouvert mon champ de vision. Bien sûr, il m’a aussi permis de construire des amitiés. Ceci dit, il ne faut pas être naïf ou utopiste et penser que l’on peut être ami avec tout le monde. C’est impossible. L’amitié ne peut être imposée, elle doit venir de manière naturelle.

 

Que pourrait-on changer au Rotary ?

L.S. : Dans un souci d’efficacité, je préconiserais ceci : lors de la création d’un club, on prévoit une présidence sur deux ans et non sur une seule année. Certainement durant les dix premières années d’existence du club.

 

Qu’est-ce qui vous met en colère ?

S.K. : L’injustice.
L.S. : L’injustice, bien sûr, avec la malhonnêteté intellectuelle, la bêtise obstinée… Mais je préfère le mot ‘désarroi’ à ‘colère’.

 

Quel personnage de votre enfance vous a le plus marqué ?

S.K. : Baden-Powell… et Kipling.
L.S. : Je ne vois pas… Peut-être Kipling également ?

 

Que feriez-vous si vous gagniez le gros lot au Lotto ?

S.K. : Je créerais un service d’accueil pour les familles des accidentés de la route. Chaque hôpital disposerait d’un hébergement spécial qui prendrait en charge les proches des victimes (aide psychologique, accompagnement, etc.) juste après l’accident, afin de pouvoir s’organiser plus sereinement.
L.S. : Je consacrerais cet argent aux jeunes, à l’éducation et à l’enseignement, par exemple via la création de structures sportives. Mais je pense que je ne changerais rien à ma vie personnelle.

 

Auriez-vous aimé répondre à l’une ou l’autre question que l’on ne vous a pas posée ?

L.S. : ‘Comment organisez-vous votre vie familiale ?’ En fait, nous essayons d’associer nos enfants à nos diverses activités rotariennes…
S.K. : … et ainsi leur montrer les différentes facettes de l’engagement rotarien. Malheureusement, on m’a reproché à demi-mot de les amener un peu trop souvent au club. C’est parvenu à leurs oreilles et depuis, ils ne veulent plus venir. Ceci m’a évidemment beaucoup déçue. Mais les enfants grandissent et… à chacun sa vie !

D.C. / JDVL
(propos recueillis le 18/09/2007)

   
   
 
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