Le site officiel du Rotary en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg       District 1620 District 1630 District 2170  
Rotary Belgique - Luxembourg  
Accueil | Espace grand public | Actualités | Agenda | Téléchargement | Aide  
Actualités fr | nl
 
Vous êtes ici : Accueil > Actualités > PolioPlus > La polio reste la priorité n° 1 des CDC
 
 
   
  Actualités
   
  Actualités
   
  Archives
   
  Actualités par thème
   
  Le Rotary en photos
   
  Actualités sur votre site
   
   
   
   
   
   
Rotary Institute Brussels 2008
 

Actualités

 


La polio reste la priorité n° 1 des CDC

Julie Gerberding
Julie Gerberding
Photo plus grande


Photo plus grande

Depuis qu’elle est devenue directrice des CDC américains en juillet 2002, Julie Gerberding a dû faire face à plusieurs crises sanitaires (risques de pandémies de grippe aviaire et de SRAS entre autres). Avant sa prise de fonction, les CDC avaient été critiqués pour leur gestion de la crise due aux enveloppes contaminées au bacille du charbon, peu après les attentats du 11 septembre, et pour leur mauvaise communication avec les autorités sanitaires et le grand public…

Une image pas toujours flatteuse que les CDC ont depuis tenté de corriger quelque peu, sous la présidence de Julie Gerberding. Avec un succès certain, puisqu’une étude récente a classé les CDC à la première place des agences gouvernementales américaines.

En 2004, alors qu’elle était âgée de 49 ans, Julie Gerberding est apparue dans le classement du magazine Forbes reprenant les 100 femmes les plus influentes au monde. L’année suivante, le Rotary lui remettait un ‘Polio Eradication Champion Award’ pour le soutien technique et financier des CDC dans la lutte contre la maladie et en récompense pour son engagement personnel en la matière. Le rédacteur en chef de The Rotarian, Vince Aversano, a récemment rencontré la directrice des CDC dans ses bureaux d’Atlanta.

 

Vous avez déclaré que l’apparition du sida, au début des années 80, vous avait beaucoup marquée…

En effet. À l’époque, j’étais en quelque sorte ‘aux premières loges’ puisque je travaillais à l’université de San Francisco. Nous avons traité les premiers malades, alors que nous ne connaissions encore rien de la pathologie. C’est une période de ma vie particulièrement douloureuse, qui a profondément façonné mon caractère.

 

Quels changements notables a-t-on pu mesurer au sein des CDC depuis que vous en êtes la directrice ?

Nous avons tenté de faire preuve de plus de visibilité et de plus d’efficacité dans la gestion des crises de santé publique. Nous avons soutenu des programmes qui se sont révélés très bénéfiques. Ainsi, et à titre d’exemple, certaines infections contractées en milieu hospitalier ont fortement régressé ou sont même tombées pratiquement à zéro. Nous avons assuré des formations à plus de 9.000 cliniciens. Enfin, nous avons appris que les partenariats permettent d’engranger des résultats inespérés. Ceci dit, le chemin à parcourir est encore long, d’autant que les soins de santé deviennent de plus en plus complexes et onéreux.

 

Les États-Unis sont exempts de polio depuis pratiquement une génération. Pourquoi encore se soucier de cette maladie ?

Il suffit d’un seul immigrant, d’un seul voyageur infecté pour que la maladie risque de réapparaître chez nous. Nous avons donc tout intérêt à continuer à vacciner nos enfants. En outre, en tant que philanthropes, nous avons à cœur de voir tous les enfants du monde échapper à cette maladie.

 

Mais la polio représente-t-elle encore une priorité pour les CDC, sachant qu’elle est presque complètement éradiquée ?

Non pas une priorité, mais bien la première des priorités. Nous avons plusieurs années d’engagement, de travail et de partenariat derrière nous. La diminution du nombre de cas a été fulgurante. Une des souches du virus a été éradiquée. Il reste quatre pays endémiques : le Nigeria, l’Inde, le Pakistan et l’Afghanistan. Si nous voulons atteindre notre objectif, à savoir mettre fin aux transmissions en 2008, il faut garder la cadence.

 

Pourquoi la polio persiste-t-elle dans ces quatre pays ?

Les raisons sont complexes et varient d’un pays à l’autre. Nous devons en tout cas améliorer la couverture vaccinale des enfants dans les régions vulnérables. Nous devons aussi continuer à vacciner dans les régions où la polio a été éliminée afin d’éviter des résurgences de la maladie.

 

Comment décririez-vous la collaboration entre le Rotary et les CDC ?

Elle est parfaite. Nous avons tous les ingrédients pour faire en sorte que le total soit plus important que la somme des parties. Le Rotary nous fait profiter de ses nombreux atouts en la matière : dévouement, expérience, engagement sans faille et moyens financiers.

 

Quel doit être le rôle du secteur privé dans les matières de santé publique ?

Une politique de santé efficace passe obligatoirement par des citoyens responsables et avisés, par des cliniciens conscients de l’importance de la prévention, mais aussi par un secteur privé convaincu du fait que la prévention en matière de santé publique est profitable aux affaires : elle permet en effet de réduire les dépenses et l’absentéisme, et donc d’augmenter la productivité.

 

Comment les CDC pourront-ils prévenir une pandémie de grippe aviaire ?

Avec l’OMS notamment, nous avons déjà fourni aux hôpitaux des kits permettant de diagnostiquer le H5N1. Mais nous nous rendons bien compte qu’en cas de transmission rapide, comme pour la grippe aviaire, notre mission devient beaucoup plus difficile. Il faut mettre en place un véritable réseau dépassant le cadre strict des autorités publiques et regroupant le secteur privé, les cliniciens, les écoles, etc. De son côté, le gouvernement soutient activement les producteurs de vaccins dans leur processus de modernisation. Le recours à la technologie moléculaire permettra d’accélérer la production et donc la disponibilité des vaccins. En matière de pandémie, une semaine de gagnée peut équivaloir à de nombreuses vies épargnées.

 

Quelles sont les autres priorités des CDC pour 2008 ?

Aux États-Unis, à peine 3% des dépenses en matière de santé publique sont consacrés à la prévention. Nous voulons donc avant tout faire comprendre qu’il vaut mieux prévenir, notamment via des campagnes d’information, que guérir. Ensuite, nous souhaitons accroître nos investissements dans bon nombre de domaines : la polio, avec comme objectif l’éradication totale pour 2012 ; mesures de prévention pour la pandémie de grippe aviaire ; mise en place d’un entrepôt national renfermant pharmacopée et matériel médical d’urgence ; réduction de 90% des décès dus à la rougeole d’ici 2010 ; campagnes de promotion de l’activité physique et du ‘manger sain’ auprès de la jeunesse ; tests HIV/sida (aux États-Unis, 250.000 personnes sont porteuses du virus sans le savoir) ; programme national de détection précoce du cancer. Il s’agit plus d’un plan de mission pour le 21ème siècle que d’une simple liste de priorités pour 2008…

 

Cela fait maintenant 20 ans que les Rotariens sont engagés dans la lutte contre la polio. Quel message voudriez-vous leur faire passer ?

Avant tout, des remerciements sincères pour tout le travail fourni. Nous sommes très proches de l’éradication totale. Si nous ne finissons pas le travail, nous nous retrouverons tôt ou tard avec des points de résurgence qui nous compliqueront la tâche. Mais si nous nous serrons les coudes, nul doute que nous réussirons.

The Rotarian
(Adaptation/traduction : D.C.)

   
   
 
Derniers articles similaires

- La polio reste la priorité n° 1 des CDC
- Des golfeurs écossais s'attaquent à un record du monde en faveur de PolioPlus

Toutes les actualités sur PolioPlus

 



   
Photos



Actualités - Index
Alphabétisation
Amicales
ANAH
ARCBCD
Arts
Bourses
BRESA
Centres
Clubs en action
Conseil Central
Convention
Culture
Divers
EGE
Fondation
HSF
Interact
Internet
Interview
Jeunesse
Made in Belgium
PolioPlus
Présidents
Reconnaissances
Rotaract
Rotary de base
Rotary
RYLA
Santé
Sciences
Secours
Voyages

[Haut de la page]

 

 
Rotary International

Dong Kurn (D.K.) Lee
Dong Kurn (D.K.) Lee
Président du Rotary
International
District 1620
- Le secrétariat de district
- A l’attention des secrétaires de clubs
- L’accroissement de l’effectif
District 1630
- Assemblée D 1630 : La ‘terre rouge’, un bon ‘terreau’
- Une étudiante d’échange du D 1630 mise à l’honneur aux États-Unis
- Les classes d’eau font un carton
- Matching grant en Éthiopie
- Une nouvelle structure de cotisations au service des Rotariens
- La conférence de District
- La Fondation Rotary
District 2170
- Le mot du secrétaire de district
- Le mot du trésorier de district
- Le mot de Jean-Claude Warnant
Fondation Rotary


Jonathan Majiyagbe
Président de la
Fondation Rotary

Contactez-nous | Rechercher | Aide
Conditions d'utilisation © 1997-2008